profile

Hi! I'm a Creator.

Work & The City - Grande démission : on fait le point

published5 months ago
4 min read

La Grande démission : on en est où ?

Débutée en juillet 2020 aux États-Unis, « The Big Quit» semble s’élargir mondialement. En mars 2022, le record américain a été atteint : 4,5 millions de salariés ont quitté leur emploi. Les économistes anglo-saxons sont captivés par ce phénomène inattendu qui a suivi les confinements. La grande démission touche tous les salariés, les moins qualifiés comme les plus qualifiés, ceux des PME et ceux des grands groupes. Quelles sont les raisons qui poussent à la démission d’une partie de la population ? Qui est touché ? Quels sont les impacts de ce phénomène sur la société et sur les recruteurs ?

Avant de donner votre démission, lisez ce papier, on vous dit tout :)

Si vous n'êtes pas encore abonné, c'est par ici.

Grande démission...ou grand remue-ménage ?

👷 Aux États-Unis, des secteurs entiers sont frappés par une pénurie de main d’œuvre. Sur les routes, les offres d’emplois s’affichent sur les panneaux publicitaires, proposant bonus à l’embauche et autres incitations. L’hôtellerie et la restauration, le bâtiment, les services à la personne et les commerces sont autant de secteurs particulièrement touchés.

🧹 Dans l'une de ses tribunes pour le NY Times (article payant), l'économiste Paul Krugman explique : plus qu'une "Grande démission", on assiste à un grand remue-ménage (great reshuffling) : la pandémie a été un déclic pour de nombreux travailleurs dont les conditions de travail étaient dégradées, les invitant à chercher mieux ailleurs. Loin de se retirer durablement de la force de travail, ces salariés aspirent simplement à de meilleurs traitements.

bokeh photography of red and yellow lights

Mika Baumeister sur Unsplash

Des effets de contagion

💧 La grande démission est d'autant plus impressionnante qu'elle procède par contagion. Ce passionnant article de la BBC met en avant les travaux de chercheurs qui ont creusé le phénomène de "tâche d'huile" du turnover professionnel. Plus un salarié sur le départ sera performant, haut placé, plus il aura un rôle clé dans l'entreprise, plus il aura de chance d'entraîner de collègues dans son sillage. L'incertitude, comme celle provoquée par le Covid fait aussi partie des facteurs aggravants.

📞 Le marché du travail post-pandémie semble en ébullition : selon une étude menée par Microsoft auprès de 31.000 personnes dans le monde, 52% des actifs des génération Z et Millenials envisagent de changer d’emploi cette année. Le cabinet de recrutement Robert Half qui a étudié le sujet à l'échelle de la France, parle de « grand mercato » pour évoquer le boom des opportunités qui s'ouvrent aux candidats en poste. Car les entreprises sont en pleine transformation et cherchent de nouveaux profils pour les accompagner dans ces changements.

⬆️ En France, six chercheurs de l'École de Management de Normandie ont mesuré une croissance jamais vue des démission en 2021 : + 620 000 au troisième trimestre seulement, auxquelles s'ajoutent les ruptures conventionnelles. Pour les chercheurs, au-delà de la reprise économique, l'explication est à chercher du côté de l'évolution des rapports employeurs/employé avec un "salariat liquide", un rapport de plus en plus consumériste des actifs vis-à-vis de leur emploi.

Le reflet d'un changement d'aspirations au travail

⚖️ Avec la pandémie, le besoin de redéfinir le travail et la valeur que nous lui accordons s'est fait pressant pour beaucoup d'entre nous. La crise a accentué la volonté d'avoir un meilleur équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle, la quête de sens au travail et la nécessité d’accorder ses valeurs avec celle de son entreprise.

🌳 Une carrière compatible avec les enjeux sociaux et environnementaux, c’est le choix fait par de nombreux jeunes. Le bouleversant discours des diplômés d'AgroParisTech appelant à déserter leur industrie en est un exemple retentissant, de même que le documentaire « Ruptures », qui raconte le parcours de six diplômés d’écoles de management en quête d'une remise en cause des modèles économiques dominants.

💶 Mais ne nous y trompons pas : selon l'enquête de Robert Half, l'évolution salariale reste bien la première des raisons qui pousse à changer d'employeurs. Les entreprises qui auront le plus de chances d'échapper à la Grande démission seront celles qui parviendront à adresser de front ces multiples attentes de la part des talents.

--

Du côté de Comme on travaille

Signe de l'assouplissement tant attendu des mesures barrière, Comme on travaille multiplie les interventions lors d'évènements en ce printemps, et ce n'est pas pour nous déplaire :-)

Avec notre partenaire Fairspace, Camille Rabineau interviendra à l'Office Manager Summit mardi 17 mai à Paris. L'occasion de se demander si la flexibilité et la durabilité sont les maîtres mots du bureau de demain !

Le même jour, c'est pour un Live de Malakoff Humanis consacré aux liens entre espaces de travail et santé que nous prendrons la parole.

Et dans un horizon plus lointain, Camille Rabineau sera présente au Web2Day de Nantes le 2 juin et aux Silicon Workplace Day le 14 juin. Inscrivez-vous pour avoir accès aux informations et replays :)

À très vite !

Camille & Cindy & Maëva de Comme on travaille

Nous sommes Comme on Travaille, consultantes et facilitatrices spécialistes des nouveaux modes & espaces de travail. Nous accompagnons les entreprises déterminées à faire de leurs projets d'aménagement des projets humains, en utilisant le co-design et les outils de l'intelligence collective. Nous sommes les bonnes fées qui viennent mettre du lien et emmener les équipes dans des projets complexes, souvent mal perçus au départ.
Présentez-nous votre projet en prenant un RV téléphonique
ici !

Camille Rabineau - Comme on travaille - camille@commeontravaille.fr