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Work & The City - À la recherche du travail décent

published12 months ago
5 min read

CE QU'IL NE FALLAIT PAS MANQUER PAR WORK & THE CITY

À LA RECHERCHE DU TRAVAIL DÉCENT​

Chers lecteurs, pour cette seconde édition de la version courte de notre newsletter, nous nous intéressons à une notion particulièrement intéressante mais peu abordée : le travail décent.

Qu’est-ce qu’un travail décent, qui aspire à un travail décent ? Qui sont les personnes privées d’un travail décent ? Nous vous proposons une sélection de quelques articles récents qui jettent un éclairage sur cette notion méconnue qui nous ramène aux fondamentaux de ce que nous sommes en droit d'attendre d'un travail, à savoir sécuriser et prendre en main sa vie, pour soi et sa famille.

QU'EST-CE QUE LE TRAVAIL DÉCENT 🤔 ?

💡 D’après l’Organisation internationale du travail (OIT), qui porte la possibilité d’accéder à un travail décent comme priorité depuis bientôt 15 ans, une notion née avec la crise de 2008 : “Le travail décent regroupe l’accès à un travail productif et convenablement rémunéré, la sécurité sur le lieu de travail et la protection sociale pour les familles. Si un travail décent doit offrir de meilleures perspectives de développement personnel et d’insertion sociale, il doit également garantir aux individus la liberté d’exprimer leurs revendications, de s’organiser et de participer aux décisions qui affectent leurs vies, l’égalité des chances et de traitement pour tous, hommes et femmes”.

🌍 Nous sommes retombées sur cet article de 2019 qui, à l'occasion d'une conférence de l'Agence Française de Développement sur le sujet, nous en donne quelques chiffres à l’échelle mondiale. Selon l’OIT, 50 % de la main-d’œuvre mondiale (2,5 milliards de personnes) exerce son métier dans le secteur informel. Et en 2015, parmi les 2 milliards de personnes qui vivaient avec moins de 2 dollars par jour, 780 millions étaient en emploi.

La Grande démission… vers un travail décent ?

❌ Le sujet du travail décent a trouvé une nouvelle lecture dans le contexte de la pandémie. Au printemps dernier, les États-Unis connaissent “la Grande Démission” : une vague d’employés qui quittent volontairement leur emploi, insatisfaits de la place sociale qu’il leur offre, un emploi précaire sans filet de sécurité.

🔚 En avril 2021, ce sont ainsi environ 649 000 travailleurs américains du secteur du commerce (retail) qui ont quitté leur emploi, un record. Cet article nous relate l’histoire de Susan, manager dans une boutique pour animaux de compagnie qui, après 14 ans à s’être acharnée à s’adapter à des horaires improbables quitte à mettre en péril sa santé, a tout quitté pour un emploi stable, avec horaires fixes, avantages sociaux et meilleur salaire.

Pendant la pandémie, la formation en hausse pour les femmes

📚 La formation est sûrement l’un des tremplins les plus sûrs vers le travail décent : en permettant aux individus d’élargir leurs possibilités d’emploi, mais aussi en leur permettant de davantage choisir leurs parcours.

👩‍🎓 Un article du site spécialisé HR Dive nous apprend que les femmes en particulier font le choix de suivre des formations en ligne pour être moins précaires face à la réalité de l’emploi. Durant la pandémie, elles sont nombreuses à avoir adopté cette stratégie. Selon le Women and Skills Report de la plateforme Coursera, leurs inscriptions aux formations en ligne ont été en hausse, un phénomène qui a pu s’observer aux États-Unis mais aussi dans des pays comme le Liban, l’Uruguay ou les Philippines. Un signal particulièrement positif quand on sait que les femmes ont été les premières à perdre leurs postes pendant la période, soit pour s’occuper de leurs familles ou parce que leurs secteurs d’activité (hôtellerie & restauration, soin à la personne, etc.) étaient particulièrement à la peine.

​Le télétravail à 100% a considérablement amélioré le vécu au travail des personnes noires

✌🏿 Qu’il s’agisse des femmes ou d’autres populations discriminées, la lutte contre les inégalités de traitement au travail est bien sûr un pilier du travail décent. À cet égard, nous avons été frappées par cet article qui relate une enquête du Future Forum (un think tank sur le travail flexible emmené par la société Slack) conduite sur plus de 10 000 personnes : les cadres noirs se seraient sentis mieux considérés et davantage soutenus par leur management en période de télétravail forcé. Rien d’étonnant selon Pr. Ella Washington de l’université Georgetown, puisque la perte des échanges informels remet tout le monde sur un pied d’égalité et limite les effets de clan. Des résultats marquants qui viennent rendre encore un peu plus complexe l’analyse sur les multiples externalités du télétravail.

Un travail décent, un travail qui n’empiète pas sur notre identité ?

🧘🏽 La pandémie aura révélé pour beaucoup le besoin de temps libre, d’une vie qui laisse la place à autre chose que le travail. Quand le travail devient la boussole de notre vie, de nos priorités, que notre vie sociale s’en trouve entachée, sommes-nous dans un travail décent ?

🤯 Pour le chroniqueur Arthur Brooks, il est évident que non, car se réduire nous-même à notre travail ne revient ni plus ni moins à faire de nous-même un objet, un être réduit à une simple caractéristique : son job. Un mécanisme dangereux qui, à long terme, favorise burn out et dépression. À ceux d’entre nous qui se définissent avant tout par leur job, qui ont déjà renoncé à des relations pour le travail ou pour qui la perspective de perdre son job semble pire que tout, A. Brooks invite à repenser ses cercles sociaux et à prendre un minimum de distance avec le travail afin de mieux nous protéger.

Nous avons repéré aussi…

🚪 Noémie Aubron revient dans sa géniale newsletter sur la question suivante : Et si demain la réception devenait centrale dans l’organisation de travail hybride ? Elle imagine une évolution du poste et du rôle de réceptionniste depuis que les lignes entre le présentiel et le distanciel se sont brouillées. Alors que certaines de nos entreprises clientes remplacent les réceptionnistes par des bornes d'accueil, cette fiction tombe fort à propos.

🛫 Voici quelques éléments d’information sur l'exode des cerveaux de la tech aux États-Unis, depuis que des entreprises comme Twitter ou Spotify laissent le choix à leurs employés de rester en télétravail (Amazon vient d’ailleurs de faire volte-face sur le sujet, laissant aux mains de ses managers la décision). San Francisco est l'une des villes qui compte le plus de départs, ce qui n'est pas difficile à comprendre alors que le prix médian du logement s’y établit à 1,3 million de dollars. Quels sont les nouveaux lieux prisés de ces travailleurs ? Miami figurerait en première position, mais aussi des villes moins célèbres comme Tampa ou encore Jacksonville. On attend d’avoir le même panorama sur la situation en Europe et en France !

🎶 C’est il y a tout juste une semaine que la Dixième symphonie de Beethoven aura résonné pour la première fois aux oreilles du public. Oui, la dixième, une symphonie composée par une intelligence artificielle à partir des quelques mesures laissées par le compositeur avant sa mort et un processus d’apprentissage de toute son œuvre…ça donne envie d’être écouté, non ? Cet article nous détaille l'aventure et livre un passionnant cas d’espèce de collaboration homme/machine.

​Du côté de Comme on travaille !

🥳 J'ai oublié de vous dire, mais Comme on travaille a son compte Instagram ! Pour une plongée dans les coulisses de notre petit cabinet en plein envol et découvrir les lieux que nous visitons, c'est par ici !

À très vite !

Camille & Cindy de Comme on travaille

Je suis Camille Rabineau, consultante et facilitatrice spécialiste des nouveaux modes & espaces de travail. Avec Comme on travaille, j'accompagne les entreprises déterminées à faire de leurs projets d'aménagement des projets humains, en utilisant le co-design et les outils de l'intelligence collective. Je suis la bonne fée qui vient mettre du lien et emmène les équipes dans des projets complexes et souvent mal perçus au départ !
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Camille Rabineau - Comme on travaille - camille@commeontravaille.fr